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L’UPEC engage sa démarche de budget vert

Publié le 9 juin 2026

Depuis 2020, l’État français s’est doté d’un « budget vert », un outil permettant d’évaluer l’impact environnemental des dépenses publiques. Dans ce cadre, tous les opérateurs de l’État dont les dépenses du dernier exercice clos, hors dépenses de personnel, dépassent 60 millions d’euros sont amenés à élaborer un budget vert. Et ce, à compter du budget initial 2026.

Budget vert_présentation
Budget vert_présentation

Cette obligation s’inscrit dans une démarche annuelle, amenée à être reconduite à chaque compte financier et prévision budgétaire initiale.
L’UPEC s'engage dès à présent dans cette démarche structurante afin de mieux intégrer les enjeux environnementaux à sa gestion budgétaire.

QU’EST-CE QU’UN BUDGET VERT ?

Le budget vert consiste à analyser les dépenses d’une organisation afin d’identifier dans quelle mesure elles sont favorables ou non, à la transition écologique qui constitue une réponse aux enjeux environnementaux.

À titre d’exemple, une même dépense peut être évaluée différemment selon ses caractéristiques : des travaux de rénovation d’un bâtiment peuvent être considérés comme favorables s’ils permettent d’améliorer la performance énergétique, ou défavorables s’ils entraînent une augmentation importante de la consommation de ressources.
Cette démarche poursuit plusieurs objectifs :
  • Renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux dans les décisions budgétaires
  • Objectiver les dépenses en évaluant leurs impacts environnementaux
  • Favoriser la transparence et le dialogue autour des choix budgétaires
Pour l’UPEC, il ne s’agit pas de remettre en question l’ensemble des dépenses, mais de mieux comprendre leur impact environnemental et de disposer d’un outil d’aide au pilotage.
Cette démarche permettra à l’université de développer progressivement une culture budgétaire intégrant les enjeux de la transition écologique.
 

UNE MISE EN ŒUVRE PROGRESSIVE À PARTIR DE 2026

Pour 2026, l’UPEC réalise un premier exercice portant sur le compte financier 2025 et les prévisions budgétaires 2026, avec l’appui de OuiACT, société à mission spécialisée dans l’accompagnement des acteurs publics sur les enjeux de transition écologique et de stratégie bas carbone.
Cette première année sera consacrée :
  • Au cadrage méthodologique
  • À l’analyse environnementale des dépenses
  • À la formation de l’équipe projet
Les résultats seront restitués à minima au conseil d’administration et au rectorat dans le format réglementaire attendu, accompagnés d’analyses détaillées.

À partir de 2027, un travail de structuration de la démarche sera poursuivi afin de :
  • Construire le référentiel d’analyse ;
  • Développer les compétences internes ;
  • Former progressivement les services concernés ; 
  • Permettre, à terme, une réalisation autonome du budget vert par l’université. 
La démarche entrera ensuite dans une phase de consolidation, avec une montée en compétence des services et un accompagnement technique renforcé.


UNE MÉTHODE FONDÉE SUR LA TAXONOMIE EUROPÉENNE

Le budget vert repose sur une analyse des dépenses au regard de six axes environnementaux définis par la taxonomie européenne :
  • Lutte contre le changement climatique
  • Adaptation au changement climatique et prévention des risques naturels
  • Gestion durable des ressources en eau
  • Transition vers l’économie circulaire, gestion des déchets et prévention des risques technologiques
  • Lutte contre les pollutions de l’air et des sols
  • Préservation de la biodiversité et des espaces naturels, agricoles et sylvicoles
Chaque dépense fait l’objet d’une cotation selon son impact environnemental. Cette évaluation repose à la fois sur la finalité de la dépense et sur les moyens mobilisés.
Par exemple, l’achat d’un véhicule thermique destiné à la collecte des déchets dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire peut être considéré comme favorable sur l’axe lié à la gestion des déchets au regard de sa finalité. En revanche, les moyens mobilisés peuvent conduire à une cotation défavorable sur d’autres axes environnementaux, notamment en raison des émissions générées par l’utilisation d’un véhicule thermique.

À l’issue de cette analyse, la dépense peut être identifiée comme favorable, défavorable, neutre ou mixte selon son impact environnemental global.

Par cette démarche, l’UPEC poursuit son engagement en faveur de la transition écologique et du développement durable, en intégrant les enjeux environnementaux au cœur de son pilotage budgétaire.